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NOTE DE POSITION DE ASAPSU ET DE LA SOCIÉTÉ CIVILE À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE (23.03.21)

 

NOTE DE POSITION DE ASAPSU ET DE LA SOCIÉTÉ CIVILE À L’OCCASION DE LA

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE (23.03.21)

La Tuberculose reste la maladie infectieuse la plus meurtrière du monde avec en 2019, le décès de 1,4 millions de personnes[1] à l’échelle mondiale. La Côte d’Ivoire fait malheureusement partie des pays dans lesquels les victimes se comptent encore par milliers. Selon l’OMS, en 2019, 35000 personnes ont été dépistées dans le pays dont 5500 sont décédées, soit un taux de mortalité de 15,71%. Encore trop de morts…

Cependant des efforts importants sont consentis par le gouvernement et les partenaires techniques et financiers :

  • La mise en place d’un Programme National de Lutte contre la Tuberculose a permis de replacer la lutte contre cette maladie au cœur des défis de santé du pays.
  • La relation étroite avec le VIH a permis d’intégrer la lutte contre la TB dans le plan stratégique national VIH pour 2016 et 2020, développant ainsi une approche intégrée de la lutte contre ces deux maladies qui a manifestement porté ses fruits. Ainsi une baisse de 14% de l’incidence de la TB a pu être observée dans le pays entre 2015 et 2019[2].
  • Par ailleurs, le Dialogue National a également permis de mettre en lumière la nécessité de la lutte contre ces deux maladies.

Entre 2018 et 2020, les OSC qui travaillent à la lutte contre la TB ont été soutenues par le Fonds Mondial pour renforcer leur combat. A travers le dépistage précoce et le traitement, des résultats probants ont pu être atteints. C’est notamment le cas dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, soit les régions de Guémon-Cavally-Tonkpi. En mettant en œuvre le dépistage de 31% de la population soit 1327 personnes, ce travail a permis d’identifier et de soigner en amont des centaines de malades.

Défis persistants :

  • Le dépistage systématique des enfants de 0 à 4 ans, en contact avec des proches infectés, n’est pas encore suffisamment assuré.
  • La réponse COVID représente un véritable risque pour la continuité de la lutte contre la tuberculose, lié à la démobilisation des ressources humaines et parfois financières
  • Une campagne de prévention et de sensibilisation insuffisante
  • L’insuffisance d’approvisionnement en médicaments

    (1) Rapport Mondial 2020 sur la TB, OMS, page 1

 (2)World TB Report Mobile App, Côte d’Ivoire

  • L’insuffisance de ressources financières, humaines et logistiques pour accomplir leurs missions de sensibilisation de proximité, de dépistage, de suivi de la prise en charge en raison du :
  • Manque d’engins de transport (5 motos seulement pour 26 centres de dépistage)

❖ Manque d’équipements sanitaires (gants, masques, écouvillons, microscopes, etc.)

❖ Découragement lié au retard sur le paiement des primes

❖ Difficulté à suivre la PEC (rappel du traitement et des soins à suivre) des malades en raison de moyens de communication.

A l’occasion du Dialogue National, l’ASAPSU et de la Société Civile avaient déjà émis les recommandations :

  1. Renforcer la prévention à travers l’augmentation du financement dédié au dépistage précoce et à la sensibilisation, y compris la formation du personnel dédié
  2. S’assurer que le financement de la réponse COVID inclut la lutte contre la TB
  3. Assurer le financement pérenne de l’appui logistique : matériel de locomotion, équipements médicaux, et besoins quotidiens.
  4. Assurer le financement de la lutte au niveau communautaire par la sensibilisation de proximité et de masse.
  5. Assurer l’approvisionnement pérenne des médicaments contre la tuberculose.

La Société Civile sait donc ce qu’il y a à faire. Cependant elle manque cruellement de moyens pour continuer sa lutte contre la TB. A l’occasion de la World TB Day, afin que nos actions et celles de nos partenaires financiers aient un impact amplifié, nous étoffons ces précédentes recommandations des suivantes :

  1. Réorienter l’attention des partenaires sur la santé communautaire en redynamisant l’engagement des ASC et du personnel de santé dans la lutte contre la TB en faisant en sorte que :
  • Les collectivités locales se mobilisent pour orienter les fonds du volet santé de leur budget dans la lutte contre la TB : la société civile se tient prête à travailler sur ces questions avec les mairies concernées.
  • 50% des fonds finançant les évacuations sanitaires soient alloués à la formation du personnel médical et à l’équipement des centres de santé de proximité dans la lutte contre la TB en RCI.
  • 50% de la contribution de la RCI au fonds Mondial soit injectée dans le budget alloué à la lutte contre la TB.
  • La ligne budgétaire des primes allouées aux ASC et aux personnels de santé soit clairement identifiée dans le Plan Stratégique National de lutte contre la TB 2021-2024 et dans le PNDS 2021-2024.
  • Un renforcement des capacités du personnel (formation) sur une base annuelle soit mis en place par la Direction de la Santé Communautaire dès 2021.

 

 

 

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